Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 17:50

 

Les arbres se dépouillent de leur verte parure

Lentement se fanent les fleurs du jardin

Dans les airs assombris passe comme un murmure

C’est la plainte infinie de tout ce qui s’éteint

 

L’oiseau ne chante plus dans les sombres rainures

Il est là tout frileux au brouillard du matin

L’insecte ne trouve plus qu’une rare pâture

Il se cache et se meure dans un joli terrain

 

L’Horizon s’épaissit et se voile de brume

On ne distingue plus là bas dans le lointain

Que le toit des maisons où la cheminée fume !

Où des nuages gris, qui se suivent sans fin

 

Alors tout doucement s’engourdit la nature

Le soleil la  nimbes, d’un dernier rayon d’or

Sous son manteau de pourpre royale vêture

Le souffle de la brise, la câline et l’endort

 

 Emma DOUSSON.REBOUL (1894/1988)

Par valreasenclaveprovence - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Poèmes
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