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L'Oustau de l'Enclavo
Les arbres se dépouillent de leur verte parure
Lentement se fanent les fleurs du jardin
Dans les airs assombris passe comme un murmure
C’est la plainte infinie de tout ce qui s’éteint
L’oiseau ne chante plus dans les sombres rainures
Il est là tout frileux au brouillard du matin
L’insecte ne trouve plus qu’une rare pâture
Il se cache et se meure dans un joli terrain
L’Horizon s’épaissit et se voile de brume
On ne distingue plus là bas dans le lointain
Que le toit des maisons où la cheminée fume !
Où des nuages gris, qui se suivent sans fin
Alors tout doucement s’engourdit la nature
Le soleil la nimbes, d’un dernier rayon d’or
Sous son manteau de pourpre royale vêture
Le souffle de la brise, la câline et l’endort
Emma DOUSSON.REBOUL (1894/1988)
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